C’est pour s’en assurer qu’un cabinet de conseil, spécialisé en accompagnement du changement, BcomBest a commandité au printemps une étude d’opinion à l’IFOP.
« Les salariés et le changement, conduite, adhésion, résistances ». Il s’agissait de mesurer la sensibilité des salariés face aux mutations de leur entreprise. Les résultats publiés dans la Tribune (numéro du 22 juin) sont riches d’informations.
D’un côté, ils confirment que pour près de 35 % des personnes qui ont vécu une transformation (restructuration, fusion, changement de processus métier ou de méthode de travail…), le changement s’est mal passé. Sans grande surprise, les opinions négatives seraient motivées par des manquements dans les mesures d’accompagnement : défaut d’information (51 % négatif), manque de délai pour changer (54 % négatif), manque d’implication de la Direction Générale (55% négatif), faiblesse des formations pour être opérationnel (61 % négatif), etc.
Pire, selon l’étude, pour 50 % des salariés, le dernier changement a même été une erreur et n’a pas produit d’effets positifs. D’où une adhésion molle (« les moyennement convaincus ») à 53 % qui traduit un manque profond d’adhésion.
- Seul un gros tiers (37 %) des sondés disent avoir adopté facilement le dernier changement.
- 28 % estiment que cela leur a demandé beaucoup de temps et d’efforts,
- 19 % ne se sentent toujours pas à l’aise
- 16 % n’ont pas changé leur façon de travailler.
Par contre, l’étude montre que les salariés ne sont pas réfractaires à tous les changements (sauf lorsqu’il s’agit de délocalisation). Ils jugent même positivement ceux liés à un changement d’équipement informatique (85% de positif), à un changement de process métier (78 % de positif), à un changement de projet d’entreprise (74% de positif).
Reste qu’ils veulent être bien accompagnés !
L’étude IFOP (une première) peut être téléchargée sur le site http://www.bcombest.com/BcomBest_presse.html
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La crise : une opportunité de repenser les organisations
